Retours sur deux ans de commercialisation de Stimul – Déployer un programme santé en entreprise

Ou comment les difficultés rencontrées par Stimul auprès des Grandes Entreprises nous ont appris à formaliser et modéliser des approches de déploiement de dispositifs d’éducation à la santé

Les différents projets lancés par Stimul auprès des DRH de grandes entreprises nous ont montré que passer d’une prévention santé globale visant l’ensemble des salariés à une politique d’actions pour accompagner les salariés sur les sujets de prévention et d’accompagnement des maladies chroniques (qui rappelons-le touche en moyenne 20% des salariés d’une entreprise et entraînent un coût moyen des arrêts de travail pour les employeurs de 9000€) n’était pas un long fleuve tranquille.

Si l’on considère que les programmes de prévention santé en entreprise dépassent le cadre de l’effet de mode (aux Etats-Unis, 80% des salariés bénéficient de Corporate Health and Wellness Programs, les entreprises britanniques sont les plus avancés en Europe sur la santé des salariés, d’Axa à Malakoff-Médéric en passant par April et AG2R, tous les grands acteurs de l’assurance-prévoyance en France sont sur le créneau ), alors l’enjeu est de réussir à déployer de façon pérenne ces programmes qualifiés pour tirer les bénéfices de retours d’actions de prévention qui nécessitent pourtant plusieurs années pour être visibles dans les chiffres. Dit autrement, l’objectif est d’utiliser la donnée pour prouver l’efficacité économique à court, moyen et long terme de ces programmes afin de sortir du cadre « communication-marketing » de ces actions.

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Comment déployer un programme santé en entreprise ?

Quelles populations cibler en entreprise ?

Quelle est la crédibilité des RH pour s’intéresser à des sujets personnels des salariés ?

Comment impliquer la médecine du travail ?

Comment mesurer les retours de ces programmes santé en entreprise ?

Que dois-je faire en interne et que dois-je déléguer ou sous-traiter ?

Désacraliser le sujet des maladies chroniques en entreprise

Le sujet des maladies chroniques en entreprise reste tabou : quelle est la crédibilité des fonctions RH pour aller au delà de la simple pose d’affiche ou de flyer de prévention santé pour proposer des programmes d’accompagnement individuel qualifiés et engageants ? Le sujet des maladies chroniques en entreprise doit être désacralisé pour permettre de réussir à offrir aux salariés eux-mêmes demandeurs des réponses adaptées pour limiter les effets de la maladie et tous les impacts sociaux et professionnels induits (évolution de carrière, perspectives professionnelles, relations sociales au travail, salaires…).

Désacraliser, c’est inclure toutes les parties-prenantes de l’entreprise dans le projet de déploiement de programme-santé

En conséquence, en se basant sur ses expériences des projets lancés auprès des Grands Groupes et surtout grâce aux échanges avec ces Responsables RH, nous vous partageons une approche pseudo-méthodologique (rappelons que Stimul n’est pas un cabinet de conseil !) pour vous aider à y voir clair dans tous les processus décisionnels permettant un déploiement d’un projet ou un programme d’accompagnement et d’éducation à la santé.

Méthodologie de déploiement de programmes d’éducation à la santé : du temps passé… et de l’humain !

1) Phase de pré-étude pour repartir des historiques

C’est ici que l’on va chercher à consolider toutes les études et les rapports des actions déjà menées à l’intérieur de l’entreprise :

  • data RH
  • enquêtes internes
  • rapport social
  • études de qualité de vie
  • taux maladie, taux d’absentéisme
  • rapport annuel de la médecine du travail

L’objectif est d’identifier des thématiques santé qui touchent maximum 20% des salariés mais qui représentent 80% des raisons de mal-être au travail, d’absentéisme, de dépenses de santé, de reclassement ou d’intervention pour l’employeur. L’objectif second est d’identifier l’ensemble des risques : sont-ils liés à l’âge des salariés, à leur environnement, concentrés sur des foyers, des sites, des BU ou des métiers ? Associer ces identifications de risques avec les sites/BU où les salariés sont demandeurs de soutien et où des données d’acceptabilité ou d’engagement peuvent  déjà exister seront bénéfiques pour lancer un pilote pour capter de la donnée et renforcer les postulats de la pré-étude.

2) Phase de conception de l’offre pour trouver une réponse adaptée

Sur la base de la pré-étude, l’objectif est clair, il s’agit de concevoir l’offre qui sera proposée aux salariés :

  • Quelle est la thématique-santé (prévention active, burn-out,  troubles musculo-squelettiques, diabètes, obésité, sédentarité, cancer, maladies cardio-vasculaires, temps partiel thérapeutique, retour à l’emploi…) ?
  • A qui je m’adresse ? Les salariés à risque (cf définition des risques dans la phase de pré-étude), les salariés déjà touchés par la maladie, les salariés en poste, les salariés en absence de longue durée, les salariés en retour à l’emploi, les jeunes retraités de l’entreprise, etc… ?
  • Quelles sont les propositions de valeur à offrir ? Pourquoi ce programme d’accompagnement ou d’éducation à la santé va leur être bénéfique et répond à leurs besoins ?

3) Phase de mapping des parties-prenantes pour préparer les discussions

Une fois les propositions de valeur et les convictions acquises, l’enjeu va être de les challenger en listant l’ensemble des parties-prenantes et acteurs de la santé au travail en entreprise. Surtout, l’objectif va être de définir un parcours de rencontres, de messages, d’informations et de validation à obtenir pour à la fois fédérer, conduire au changement mais également modifier et adapter les dispositifs créés en amont. Rien n’est figé pourtant tout est démontrable et appuyé par des chiffres et des analyses construites dans la phase de pré-étude.

4) Phase de discussion avec les parties-prenantes

Discussion, patience, respect, conviction. Un objectif : écouter pour adapter les mots afin de décrire un dispositif qui serve aux salariés, rien qu’à eux.

5) Phase d’adaptation pour écouter les acteurs

Résultant de la phase de discussion, l’objectif est d’être dans une logique d’adaptation et d’enrichissement des parcours et des dispositifs avec comme objectif de réussir la phase de proposition aux salariés.

6) Phase de pré-lancement

L’avant dernière phase avant les Jours-J. De la production de contenu (atelier, flyer, vidéo, site, affiche...) pour réussir à présenter le dispositif et les programmes d’éducation à la santé aux salariés cibles. Engager librement pour démontrer la proposition de valeur, et ré-assurer sur le respect de la confidentialité et surtout la cohérence d’une démarche globale s’inscrivant dans la politique Santé ou QVT ou RSE au travail.

7) Phase de run

C’est parti ! L’objectif maintenant, c’est évaluer, engranger les retours qualitatifs, quantitatifs, subjectifs et objectifs pour être dans une démarche d’amélioration continue chère aux start-up.

Bien sûr, les points 6) et 7) sont réalisés en boucle pour une approche itérative d’amélioration continue.

Ils nous font aujourd’hui confiance

Vous voulez en savoir plus sur Stimul, et la manière dont nous pouvons vous aider à déployer un dispositif innovant d’éducation à la santé au sein de votre entreprise ? Contactez-nous ici en indiquant votre demande et pour prendre rendez-vous.

Workshop Stimul – emlyon business school sur les programmes santé en entreprise

Stimul organise avec l’emlyon business school le jeudi 22 juin prochain sur le campus d’Ecully un workshop à destination des fonctions RH sur les enjeux des programmes santé en entreprise.