Sport et règles : 10 choses que vous ne savez pas !

Avant toute chose nous allons faire un petit rappel très rapide et simplifié du cycle de la femme… le but étant que même les hommes comprennent nos propos 😜

Le cycle d’une femme que nous appellerons Clara dure 28 jours en moyenne, et se compose de différentes phases :

de J1 à J5 : « les règles » « les anglais ont débarqués » « Clara a ses ragnagnas » « j’ai mes machins » « alerte rouge »… beaucoup d’expressions pour signifier qu’une femme a des écoulements sanguins qui proviennent de la muqueuse de l’utérus parce qu’il n’y a pas eu de fécondation. Pour faire simple, l’utérus fabrique un « petit nid douillet » prêt à accueillir un keuf et si il n’y a pas d’œuf alors l’utérus n’a plus besoin de garder ce nid, il s’en débarrasse donc !

de J1 à J14 : phase folliculaire, Clara est plutôt de bonne humeur

autour de J14 : période d’ovulation

de J14 à J28 : phase lutéale, augmentation du taux de progestérone

Voici donc les 10 choses que vous ne savez probablement pas au sujet des règles et des femmes

1 – les sportives de haut niveau voient leurs règles disparaître

A très hautes doses, le sport peut avoir des conséquences sur le cycle menstruel. Certaines athlètes de haut niveau ont un IMC très faible, leur taux de masse graisseuse est insuffisant. Cependant, le taux d’oestrogènes dans l’organisme est directement lié au taux de graisse. Une sportive trop mince prend donc le risque d’avoir des règles irrégulières voire d’entraîner leur disparition. Même si cela n’est pas directement lié à un risque d’infertilité, il est vivement conseillé d’en parler à votre médecin.

n°2 – le sport va diminuer les contractions

A quoi sont dues les douleurs des règles ? Aux prostaglandines ! Cette hormone provoque des contractions de l’utérus, des muscles de la zone pelvienne, du dos mais aussi des intestins. Sans oublier qu’ils exacerbent la sensibilité des nerfs. Cependant le sport va augmenter le flux sanguin dans la région du bas-ventre et va permettre de mieux oxygéner les muscles et ainsi de neutraliser leurs contractions.

Info en plus : réduisez votre consommation de sucres raffinés. Ils entraînent une surproduction d’insuline qui est la cause de production de prostaglandines pro-inflammatoires.

n°3 – faire une séance en deuxième partie de cycle est plus difficile

Lors de cette deuxième phase (après la fécondation) le taux de progestérone augmente. Cela a pour incidence d’accélérer le métabolisme ! On a donc une augmentation de la température corporelle.

Ceci a pour conséquence d’augmenter notre rythme respiratoire. Les activités nous semblent donc plus difficiles et la fatigue arrive plus rapidement.

n°4 – les règles diminuent le temps de réaction

Souvenez vous des prostaglandines, l’hormone responsables des douleurs des régles. Elles ont un autre côté négatif, elles ont pour effet de rallonger le temps de réaction des femmes en période de règle, sportive ou non.

Evidemment, ce délai n’est rallongé que de quelques millisecondes mais dans certains sports comme le 100m, le patinage, le tennis de table par exemple, il peut être très préjudiciable de perdre cet infime temps.

Et que se passe-t-il pendant les différentes phases du cycle ?

n°5 – plus de force et de résistance en début de cycle

Lors de cette première phase, le taux de testostérone est élevé.
Vous avez plus de force, une plus grande tolérance à la douleur et une bonne endurance. C’est donc le moment idéal pour Clara d’augmenter sa masse musculaire avec des entraînements intensifs.

Pour les novices en activité physique, la phase folliculaire (1ère) est la phase la plus facile pour commencer une nouvelle routine sportive et/ou un rééquilibrage alimentaire.

Le conseil de Clara : c’est lors de cette phase que je programme mes séances d’épilation pour moins de douleurs 😉


n°6 – période d’ovulation = blessure ?

L’ovulation peut éventuellement vous donner quelques coups de mou mais votre humeur reste stable grâce au bon niveau d’œstrogène. Le niveau élevé d’œstrogène assouplit les ligaments, ils sont alors moins réactifs et capables de retenir une cheville sur un terrain de basket.

Enfin, comme Clara, beaucoup de femmes ressentent une douleur pelvienne lors de l’ovulation.

n°7 – moins performante en seconde phase du cycle

Lors de cette phase, au niveau cardiovasculaire, vous pouvez vous sentir en légère ‘moins bonne forme’. Une éventuelle rétention d’eau vous rend moins à l’aise pour pratiquer des activités qui nécessitent une certaine agilité. Clara doit donc oublier les entraînements intensifs en salle de musculation.

La période idéale donc pour faire des séances modérées mais plus longues, en cardio ou en travail de force avec plus de répétitions.

n°8 – low-carb en seconde partie de cycle

Il est préférable de manger des féculents à index glycémique faible (low-carb), d’opter pour un régime alimentaire faible en glucides.

Si c’était si simple… La régulation de l’humeur est moins bonne dans cette période donc on a tendance à vouloir manger plus pour être moins fatiguée, moins déprimée, et notamment plus de glucides pendant cette phase.

Cependant, la sensibilité à l’insuline étant à son point le plus bas, les glucides seront moins bien utilisés par le corps et plus susceptibles d’être stockés en graisse.

n°9 – sportive sous pilule ?

La prise de pilule n’entraîne pas de perte de masse. En revanche, il peut y avoir une baisse de performance liée à une prise de masse grasse ou de la rétention d’eau

Il n’existe qu’un seul inconvénient pour les femmes sportives qui prennent de la progestérone (l’hormone qui permet de décaler l’ovulation). Leur seuil à partir duquel elles vont surchauffer est légèrement plus faible. C’est-à-dire que lors d’un effort intense, ces femmes auront tendance à avoir plus chaud et donc auront besoin de s’hydrater d’avantage.  

L’info en plus : Jamila Kratochvilova (athlète Tchèque) a établi le record du monde du 800 mètres en 1983 étant sous pilule, surdosée à l’époque…


n°10 – la grossesse comme instrument de dopage
?

Le doute s’installe dans les années 1950 lorsque l’on constate un nombre très important d’athlètes féminines enceintes. Il s’agit de femmes des pays de l’Est et notamment de la Russie pratiquant plutôt des activités d’endurance.

C’est en 1980 qu’on apprend que des entraîneurs engrossaient des athlètes afin de profiter des effets physiologiques et physiques positifs. Sans scrupule, ils les faisaient avorter une fois la compétition passée.

Il semblerait que cette « méthode » ait aussi été utilisée chez les jeunes gymnastes soviétiques qui voyaient leur masse musculaire et leur résistance augmenter.
Les effets de la grossesse ressemblent fortement à ceux engendrés par l’entrainement de durée.

Le résumé de Clara : Chaque femme est différente donc chaque cycle menstruel est différent ! La chose la plus importante est de prendre soin de soi et d’apprendre à se connaître. Si vous voulez faire une séance intense, augmenter votre masse musculaire et battre des records ce sera plus en début de cycle après votre règle. A l’inverse, si vous voulez opter pour une séance longue et à intensité modérée, planifiez-là en deuxième partie de cycle 😉

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