Que se passe-t-il chimiquement quand nous sommes stressés ?

Réaction de l’organisme lors de situations de stress chronique !

Lorsqu’on est submergé d’un grand stress et lorsque ces situations de stress intense se prolongent ou se multiplient dans la durée, notre cerveau est envahi d’adrénaline, de noradrénaline et de cortisol qui sont libérés en grande quantité. Ces hormones jouent un rôle important sur notre bien-être et notre humeur. Si ces substances sont à un taux normal, nous sommes pleins d’énergie pour vivre. Mais quand elles sont à des taux trop élevés, nous devenons angoissé et en colère. Notre corps rentre en hyper-vigilance, prêt à tout moment à attaquer, à fuir ou à se replier.

Le Cortisol

En quantité modérée, le cortisol est bénéfique car il nous aide à calmer un état de stress en augmentant le taux de glucose dans le sang.

A l’opposé, un taux élevé de cortisol entraîne le sentiment d’être sans force, sans courage, triste ou en grande insécurité. Nos pensées, nos émotions et nos perceptions sont voilées par un sentiment de peur, de grand danger et nous devenons inhibés et dans l’impossibilité d’entreprendre ou surmonter la moindre difficulté.

La sécrétion prolongée de cortisol peut modifier le métabolisme et l’immunité de l’organisme et entraîner le développement de maladies chroniques comme le diabète, la sclérose en plaque, la polyarthrite rhumatoïde et avoir des effets sur le cerveau.

Le cortisol agit lentement et peut rester en quantité importante dans le cerveau pendant des heures, des jours voire des semaines. Quand son taux atteint des niveaux très élevés ou s’il est sécrété de façon prolongée, il a des effets toxiques pour certaines structures cérébrales notamment celles des enfants en développement. Une étude de Bruce McEwen (psychiatre et chercheur de l’Université Rockfeller à New York) a même montré que le stress peut provoquer chez l’enfant la destruction de neurones dans des structures importantes du cerveau comme l’hippocampe (zone du cerveau qui joue un rôle important pour la mémoire et la régulation des émotions).

Allant de la perte de mémoire voire même aux troubles dissociatifs (troubles de l’identité) en passant par des crises d’anxiété, l’adrénaline, la noradrénaline et le cortisol expliquent des modifications psychologiques et comportementales importantes quand ils sont émis en trop grande quantité Nous perdons confiance et nous sentons la menace permanente. Cet état de perpétuelle méfiance peut amener soit à fuir, soit à attaquer, soit à être dans l’inhibition. Cela conduit à l’isolement ou à la dépression. La vie devient insupportable.

L’Ocytocine

L’ocytocine sécrétée lors des relations agréables et tendres est une molécule anti-stress et un puissant anxiolytique c’est-à-dire qui agit contre l’anxiété. . La libération d’ocytocine agit sur la diminution du cortisol et régule notre organisme en réduisant notre pression artérielle, élève le seuil de la douleur nous rendant moins sensibles aux inconforts, aide au transit intestinal et favorise la cicatrisation.

L’ocytocine déclenche la sécrétion successive de plusieurs molécules : la dopamine, les endorphines et la sérotonine. Avec la dopamine, les circuits cérébraux de la récompense sont activés, donnent du plaisir et apportent une sensation de bien-être. En favorisant la sécrétion de sérotonine, l’ocytocine participe à la stabilisation de l’humeur. Ces moments de bonheur agissent en boucle. La volonté d’en éprouver à nouveau pousse à rechercher les moments de détente, d’apaisement et de contact social. Le cercle vertueux est enclenché.

Ces molécules sont sécrétées avant tout lors de relations chaleureuses, affectueuses et intimes. Leurs effets entraînent le désir de poursuivre ces relations affectueuses et d’harmonie.

La recherche de la production des molécules anti-stress

Endorphines, sérotonine et surtout ocytocine : comment favoriser leur production ?

Se sentir détendu, apaisé, avoir une sensation de bien-être diffus, de plaisir, être heureux de vivre : ceux sont tous les effets de ces molécules. En ayant en tête cela, il faut donc se rapprocher des situations, des environnements et activités propices à ces ressentis.

4 situations propices à la sécrétion d’ocytocine

Le contact physique : le lien physique et intime sont propices à la sécrétion d’ocytocine. C’est rappelons-nous l’hormone de l’amour. Mais les relaxions sexuelles ou être en couple ne sont pas l’unique moyen : tout contact physique est propice. Les amis, la famille et même les animaux de compagnie ont un impact sur la sécrétion d’ocytocine.

Les mots de soutien ou l’écoute des autres : se sentir entouré, écouté et encouragé est propice à la sécrétion des molécules anti-stress. Etre celui ou celle qui écoute l’est également en apportant empathie, écoute et soutien à autrui.

La méditation : elle place notre corps et notre esprit dans un état de relaxation et de bien-être. Lorsqu’on ne se trouve pas dans une situation de fuite ou de lutte, l’ocytocine se libère.

L’exercice physique : il permet d’augmenter les endorphines et l’ocytocine. Il favorise l’arrivée d’oxygène dans le cerveau. Une pratique régulière d’activité physique aura un effet bénéfique sur le long terme. Les études montrent qu’il faut une pratique toutes les 48 heures pour en puiser tous les bénéfices.

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