Culte du corps et possibilités d’action (partie 1/2)

(Partie 1) 

 

Dans nos sociétés actuelles, le culte du corps tourne à l’obsession. Et au regard des normes qui nous entourent, nous sommes sincèrement excusables. Les normes biomédicales et notamment l’IMC vous range dans une case, qui, espérons pour vous, est la bonne. Les normes sociales et culturelles vous indiquent que le contrôle de l’alimentation est gage de qualité, l’abondance étant démodée. Le modèle dominant est devenu la femme maigre et légèrement musclée

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Médiatisation

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Le culte du corps est de plus en plus présent dans nos sociétés. Il faut être jeune, musclé mais surtout mince ! La minceur est véhiculée par tous les médias, télé, internet, magazine…La publicité remporte la palme (de la manipulation ?). C’est simple, qu’il s’agisse d’une publicité pour le nouveau magasin de bricolage ou pour les nouvelles couches pour bébés c’est un “canon de beauté” qui vous en fait la présentation. Cette demoiselle, qui prétend être “madame tout le monde” est en réalité une femme dont le mannequinat est le métier et l’apparence physique une priorité… Je vous fais cadeau des retouches Photoshop. Soyons honnête, il est évident qu’il est plus agréable pour tout le monde de voir de “jolies filles” à l’écran ou sur vos magazines. Mais quel est le véritable impact sur nos comportements ?

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Il a malheureusement été prouvé que les médias influencent négativement le comportement des enfants mais également de beaucoup plus d’adultes que l’on ne pensent. Ce rabâchage esthétique engendre beaucoup trop de troubles du comportement alimentaires ; beaucoup trop de comportements violents et de rejets envers les enfants “hors normes” ; beaucoup trop de stigmatisation.  La santé mentale et physique n’est alors plus la priorité n°1 et trop souvent plus dans les priorités du tout…
Ne soyez pas naïf ! Vous pouvez être anti-télé, anti-magazine, vous êtes malgré-vous soumis à toutes ces normes. La poupée Barbie, les acteurs de cinéma, les mannequins plastiques dans vos vitrines, les étiquettes “small”… Il existe un grand nombre de signaux imperceptibles qui vous font sortir “hors norme” ou non.

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Alors attention !

Ce n’est pas parce que le culte de la beauté a des influences très négatives que l’on doit se permettre n’importe quoi sous prétexte de ne pas vouloir entrer dans la norme. Prenons ce qu’il y a de positif ! Il est important de prendre soin de soi, d’accorder un minimum d’importance à son image. De plus, il est prouvé que les maladies cardio-vasculaires sont en grande partie liées au surpoids donc surveiller son poids n’est pas juste un effet de mode mais c’est être acteur de sa santé ! En revanche, avoir un 90D plutôt qu’un 90A n’a jamais sauvé quelqu’un du cancer (de la noyade à la rigueur)…

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Fitness Guys

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Vous avez surement du voir la nouvelle apparition des “fitness girl/boy”. Ces inconnus qui se mettent à la musculation, fitness running et qui en font un véritable mode de vie. Alors c’est sur que les photos Instagram posture cambrée, en mini short et brassière renforcent l’idée de la recherche du corps parfait. Mais si vous creusez un peu et vous intéressez de plus près à ces nouvelles icônes vous pourrez être agréablement surpris. La majorité d’entre eux prônent le “mens sana in corpore sano”, mettent en avant la santé physique et mentale, la liberté de chacun, l’acceptation de soi, l’entraide et un mode de vie sain ! Il n’est plus question de se laisser mourir de faim, de faire les choses sans savoir pouvoir. Ce sont vos nouveaux coachs pour devenir beaux, incollables en nutrition et bien dans votre tête… Really?

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A quoi puis-je prétendre?

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Il est donc normal, et pas forcément négatif de vouloir changer son corps. Mais peut-on prétendre à avoir n’importe quel corps ? Il est important de se poser la question pour ne pas espérer un corps que nous n’aurez jamais. C’est d’ailleurs le manque d’objectif réalisable qui est source de frustration et de mal être. Fixez-vous des limites. Partons du postulat que vous ne voulez pas de chirurgie esthétique. Il y a plusieurs façon de savoir à quel corps vous pouvez “prétendre”. Il est possible de regarder en arrière mais avec précaution. Si vous avez 26 ans et que vous lorgnez sur le corps de vos 17 ans vous faites erreur. Votre corps n’est plus le même à cause des modifications hormonales qui ont eu lieu lors de votre puberté. Si en revanche vous avez 40 et que vous souhaitez retrouver le corps de vos 25 ans c’est réaliste. Votre accouchement, l’arrêt du sport et les bons petits plats de votre mari y sont surement pour quelque chose mais ce sont des éléments sur lesquels vous pouvez agir.

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Vous pouvez également vous référez à votre famille, il est fréquent qu’on ait à peu près la même morphologie qu’un de ses parents. La morphologie est un caractère héréditaire mais influencés par l’environnement ; les gènes y sont pour beaucoup mais l’alimentation et l’activité physique affectent votre silhouette. Donc, intéressez vous à la morphologie de vos parents sans pour autant vous trouvez des excuses. Ce n’est pas parce que vos parents ont quelques formes en trop qu’il est inévitable que vous suiviez le même chemin.

Step by step. Cours d’anatomie. Prenez le temps de comprendre votre morphologie, c’est à dire de savoir ce que vous pouvez changer ou non. Si vous êtes un A ou un X selon Cristina Cordula. Le squelette est l’élément invariable qui va guider votre silhouette. Il est important de bien se connaitre car vous pouvez “tailler” dans la masse graisseuse mais cela devient un peu plus complexe de “tailler” dans les os. Donc si vos hanches sont larges, vos épaules comparables à celle d’un déménageur et vos chevilles si grosses qu’on pense que vous avez fait 10 ans de danse classique lisez la suite. Pour deux personnes de même taille, le squelette peut être différent, en “largeur” mais également au niveau des angles qui définissent la largeur de vos hanches par exemple. Si votre bassin, squelettiquement parlant, est large vous ne pourrez rien y faire. La solution la plus sage à adopter est celle d’accepter son corps, facile à dire … (sujet abordé dans la partie 2)

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C’est à ce moment là de l’article que vous vous demandez si il est possible d’agir sur sa silhouette ?  Bien sur que oui !

Vous allez avoir deux possibilités d’action : une pour perdre en volume, l’autre pour en prendre. Pour perdre du volume, et notamment perdre de la masse graisseuse, il n’y a aucun miracle, soit vous avez recours à la liposuccion (pas mal recommandation, vous l’aurez compris)… soit vous modifiez votre balance énergétique afin que vos dépenses caloriques soient plus importantes que vos apports caloriques (en faisant plus de sport et/ou en ingérant moins de calories ).  Et pour prendre en volume et plus précisément pour augmenter la taille et/ou le volume de vos fibres musculaires il va falloir solliciter vos muscles !

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Petit rappel mais non des moindres  : non,  on ne peut pas cibler une perte de poids !! Exemple typique : on vous conseille de vous pencher de droite à gauche avec des poids dans la main pour perdre vos poignées d’amour. Cela est très efficace pour vous tonifier, muscler vos obliques mais ne vous fera pas perdre à cet endroit là plutôt qu’à un autre. La perte de votre masse grasse à ce niveau est uniquement la résultante d’un peu plus de sport et/ou moins d’apport calorique. En revanche, musclez vos obliques vous permettra de modifier votre silhouette en augmentant le volume musculaire de cette partie du corps. Et pour tous ceux qui ne sont toujours pas convaincu, posez vous cette question : on dit que pour perdre du ventre il faut faire des abdos et pour prendre des bras il faut travailler ses triceps ? Mais alors faire un exercice spécifique, ça fait prendre du volume ou en perdre ?! Solliciter un muscle augmente son volume (sauf sollicitation spécifique type iso) ET solliciter tous les muscles en ayant un apport calorique moindre fait perdre de la masse grasse.

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Aller de l’avant et vouloir modifier son corps est un bel objectif. Cependant, cette évolution sera possible si elle s’accompagne d’une meilleure estime de soi et d’une acceptation de soi. L’acceptation de soi n’étant pas antinomique avec la volonté de vouloir s’améliorer… (Partie 2 à suivre)

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